Le Tout Nouveau Guide Pour All-New Marvel NOW! – Quatrième Partie : Mars 2014, d’abord

Nous sommes à peu près à mi-chemin dans notre exploration des nouveaux bouquins que Marvel va lancer début 2014. Au premier abord, il semblerait que le mois de Mars soit le plus conséquent, avec ses dix titres au compteur, mais ne vous laissez pas avoir : parmi ces nouveaux numéro un se cachent quatre renumérotations bêtes et méchantes, auxquelles nous consacrerons un article unique, parce qu’il est plus intéressant pour vous comme pour moi de parler de quelque chose de nouveau. Du coup, on parlera des aveugles et des pilotes plus tard. Mes plus plates excuses pour vous avoir menti -même si je tricherai encore une fois avant la fin de cette série d’articles-. Ces considérations adressées, passons à la suite :

All-New Ghost Rider

Comme son nom l’indique, All-New Ghost Rider va raconter les histoires d’un tout nouveau Ghost Rider, ce qui m’arrange parce que cela signifie que je ne n’ai pas besoin de me lancer dans un long paragraphe dans lequel je devrais remettre le titre dans le contexte de l’univers Marvel pour ceux qui n’ont pas encore trop de comics chez eux. Mais au lieu de me plaindre, faisons les présentations : le nouveau locataire de Zarathos l’esprit de la vengeance s’appelle Robbie Reyes, c’est un ado qui vit à Los Angeles, il aime avoir les mains dans le cambouis, la musique électro et les voitures. Oui, j’ai bien dit « voitures » et pas « motos ». C’est la première surprise d’un run qui promet tout plein de surprises. D’autant qu’on retrouve sur la banquette avant deux types dont c’est le premier bouquin de superhéros à peu près mainstream.

D’abord Felipe Smith à l’écriture, un type au parcours extrêmement atypique. Auteur et dessinateur, il a commencé comme coloriste avant de partir en solo faire du manga, d’abord chez Tokyopop avec MBQ en 2005, puis en 2008 il est carrément parti au Japon. Là-bas, il a fait Peepo Choo, l’un des premiers mangas d’un auteur non-japonais à être publié et sérialisé d’abord au Japon, ce qui est un peu grave la classe. Depuis, il est revenu aux Etats-Unis, et c’est notamment à lui que l’on doit le chara-design des nouvelles Tortues Ninja. Bref, c’est un type plutôt cool.

Ensuite, Tradd Moore, un jeune artiste qui monte. Après avoir impressionné en illustrant les aventures de Luther Strode, il a accepté de s’occuper de Ghost Rider pour pouvoir dessiner un type avec un crâne en feu qui va super vite et qui éviscère des gens. C’est lui qui le dit. Il est féroce, dynamique, et il a la flamme de la passion, ce qu’il est toujours bon d’avoir dans ce genre de situations.

Maintenant, voilà : Ça reste un premier bouquin. Et Nicolas Cage pourrait être dedans. Et autant j’adorerais un bouquin avec Nicolas Cage, autant, Ghost Rider, non. Pas trop. C’est peu probable, mais je dois vous préparer à toutes les éventualités.

Avengers Undercover

Je ne suis sans doute pas le plus qualifié pour vous parler de ce bouquin de façon neutre et objective, parce que c’est la suite directe d’Avengers Arena, l’un des pires bouquins jamais écrits de toute l’histoire récente des comics, et oui, nous parlons de la même histoire récente des comics que celle durant laquelle le Docteur Octopus a transféré sa conscience dans le corps de Peter Parker pour devenir Spider-Man.

Avengers Arena était une copie super fadasse de Battle Royale dans laquelle de jeunes héros piochés à des titres super sympas étaient forcés de s’entretuer, parce que quelqu’un chez Marvel s’est dit qu’il n’y avait pas assez de mort et de désespoir dans les comics modernes et qu’il voulait voir des ados mourir sans raison particulière. C’était une belle grosse bouse bien pourrie, avec des personnages mal écrits et des twists super moisis. Je déteste ce bouquin comme je déteste le poisson, et je ne peux pas mettre le moindre bout de poisson dans ma bouche sans avoir de réflexe nauséeux.

Undercover prend les chanceux qui ont survécu, et les place en infiltration chez les Masters of Evil, une bande de joyeux drilles plutôt sympas qui aiment faire des trucs de méchants, genre comploter pour conquérir le monde, se demander comment tuer Captain America, et écrire des daubasses comme Avengers Arena.

Puisque c’est la suite de Avengers Arena, on retrouvera l’équipe d’Avengers Arena, c’est à dire Dennis Hopeless, qui a pourtant également écrit des trucs plutôt sympathiques comme Cable and X-Force, et Kev Walker, qui dessinait très bien le scénario très pourri qu’on lui avait donné.

Si ça se passe bien, ce sera la suite directe d’un très mauvais bouquin. Si ça se passe mal, ce sera encore pire qu’un très mauvais bouquin. Dans les deux cas, je ne recommande pas.

Secret Avengers

Quand ils ne sont pas dans une mauvaise série admirablement chroniquée ici-même par ce très cher Manic, les agents du S.H.I.E.L.D. appellent des super-héros et leur font faire du boulot pas forcément super-propre mais qui est censé protéger le monde de tout un tas de calamités. Comme les Vengeurs, mais en un peu plus secret, quoi. Je sais, ça paraît incroyable, mais c’est vrai. Encore une fois, c’est un bouquin dont le pitch est moins important que les gens qui vont s’en occuper, alors faisons le grand saut dans le paragraphe suivant pour voir ce qu’il en est.

Hop. Derrière tout ça, on retrouve l’équipe qui a également commis l’excellent premier numéro de Zero, l’une des séries les plus excellentes de 2013. Pour ceux qui n’aiment pas cliquer sur les liens, il s’agit de Michael Walsh, un excellent illustrateur dont vous pouvez voir le boulot par ici. Son trait est simple et efficace, ce qui est généralement la marque des grands artistes. Oui, je vous ai forcé à cliqué sur un lien. Je suis cruel.

Mais pas aussi cruel que Ales Kot, un homme absolument charmant qui avant de se faire remarquer avec plusieurs excellents numéros de Suicide Squad écrivait Wild Children, une histoire métaphysique d’enfants qui lancent une insurrection armée dans leur classe avant de consommer des quantités improbables de drogues diverses, et Change, une aventure Lovecraftienne dans Los Angeles tout aussi étrange. Autant dire que si vous vous attendez à une apologie de la façon dont les Etats-Unis ont conduit leur guerre contre le terrorisme pleine de bons sentiments bien américains, vous devriez passer votre chemin. Kot promet un mélange entre James Bond, Breaking Bad et Arrested Development, et si ce n’est pas un cocktail qui vous plaît je pense que nous ne serons pas amis.

Maintenant, si vous préférez les bouquins centrés sur un seul personnage, j’ai peut-être ce qu’il vous faut, puisque Ales Kot écrit également.

Iron Patriot

James « Rhodey » Rhodes est un brave gars. Il est Lieutenant-Colonel dans l’armée américaine. C’est un bon copain de Iron Man, il aime faire le bien, et il a une jolie armure dans laquelle il peut protéger les gens. La vie de James pourrait être parfaite, mais il y a un problème. Parce que James Rhodes fait partie du complexe militaro-industriel américain. Pire encore, il fait partie du complexe militaro-industriel américain dans l’univers Marvel, ce qui signifie que l’armure qu’il porte a été utilisée par des gens peu recommandables pour représenter des valeurs peu recommandables.

Comment va-t-il bien pouvoir réconcilier tout ça ? C’est là toute la question à laquelle le titre va essayer de répondre en 20 pages lors du lancement du titre en mars 2014. Avec Ales Kot à l’écriture, on retrouvera Garry Brown, qui s’est récemment fait remarquer en illustrant The Massive, un bouquin sur la post-apocalypse écologique que j’ai arrêté de lire à cause de raisons totalement étrangères à Brown, qui faisait un excellent boulot, à la fois dans la contemplation et dans l’action, et capable aussi bien de dessiner des métropoles ruinées par la montée des eaux et les gens ruinés par les circonstances qui les habitent -les métropoles, pas les circonstances-. C’est un duo qui devrait très bien marcher, en tout cas je croise les doigts.

LA PROCHAINE FOIS (promis juré) : On parlera de Häagen-Dazs, de maladies mentales et de pop-art.

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Arez

Arez est le meilleur au monde dans ce qu'il fait, et ce qu'il fait consiste à lire des illustrés et à pleurer tout seul dans sa chambre. Mais il est plutôt gentil.

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