The Wolf Among Us Episode 1 – Un loup dans la bergerie ?

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Funfact avant de commencer cette critique parce que j’aime raconter ma vie : la première saison de Walking Dead développée par Telltale Games est apparue aux alentours du moment où j’ai commencé à me lasser du comics, et l’adaptation de Fables par le même studio paraît… au moment où je commence à me lasser du comics.

En effet, pour moi, ces deux comics commencent sévèrement à tourner en rond et ont bénéficié de très bons arcs à leurs débuts… mais qu’ils sont devenus incapables de surpasser par la suite : Walking Dead est devenu de plus en plus chiant après l’arc du Gouverneur, et Fables a perdu beaucoup de sa superbe après la conclusion du méta-arc de l’Adversaire (même si je trouve que cela demeure moins catastrophique que pour Walking Dead). Bon, je suis pas là pour parler des comics donc je vais m’arrêter là, peut-être reprendrai-je mon argumentation dans un futur article sur l’un ou sur l’autre, qui sait ?

Enfin bref, toujours est-il que la première saison de Walking Dead m’avait plus ou moins redonné foi au moins dans la « licence » (à défaut du comics), une confiance renouvelée au vu du premier épisode de la saison 2, qui s’avère très bon. Mais alors qu’en est-il se de ce premier épisode de The Wolf Among Us ?

On va ôter tout de suite tout suspens, ce premier épisode s’avère bon. Pas « très bon », mais bon malgré tout. Maintenant, il est tant que j’explique un peu pourquoi.

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Tout d’abord, rapide synopsis : nous incarnons Bigby Wolf, aka le Grand Méchant Loup par chez nous, dans un New-York où les personnages de contes de fée se sont réfugiés après l’arrivée d’un mystérieux Adversaire et de ses armées dans leurs Royaumes. Caché aux yeux des mortels, ils essayent tant bien que mal de refaire leur vie tout en espérant un jour revenir chez eux. The Wolf Among Us se place dans les années 80 et nous raconte une sombre histoire de meurtre que notre Gros Loup va devoir résoudre. Problème : même s’il a bénéficié d’une amnistie à son arrivée, peu de gens lui font confiance et à raison puisque Bigby est encore régulièrement sujet à de GROS accès de colère.

Je ne vais pas trop m’intéresser au gameplay : d’abord, je pense pas que cela ait tant que ça sa place sur ce blog, qui n’a pas pour vocation d’être un site de référence en tests de jeux vidéo, et en plus, il n’y a que peu de surprises puisqu’il s’agit tout simplement du même gameplay que pour Walking Dead auquel se rajoute une seule nouveauté : il faut parfois choisir d’effectuer une action avant une autre et cela peut avoir des conséquences sur la suite de l’épisode (et de l’histoire ?). Pour le reste, on navigue en terrain connu : on déplace son perso, on fouille un peu partout et on choisit entre quatre réponses possibles durant les dialogues. Bref, rien de bien neuf.

Toutefois, The Wolf Among Us ne sonne pas comme un bête copié-collé de Walking Dead. D’abord, le jeu est très beau dans son utilisation de nombreux aplats de couleur qui lui offrent une identité propre, légitimée à la fois par le caractère fantastique de l’histoire, mais aussi par le setting choisi (les 80s et son culte des couleurs vives). Là où ils font fort, c’est de réussir malgré cet aspect très coloré à nous présenter une histoire très roman/film noir et on y croit. A ce niveau-là, l’ambiance est tout simplement excellente. Pour l’histoire en elle-même… on reste au stade de l’introduction donc pas grand chose à se mettre sous la dent. Mais bon, au final, c’était un peu la même chose pour le premier épisode de Walking Dead, donc ça ne m’inquiète pas trop.

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Ensuite, les personnages sont eux aussi très bons. Le chara-design des nouvelles têtes s’accordent magnifiquement bien avec les personnages connus déjà, ce qui est toujours cool, surtout qu’à ce niveau, Fables pouvait être plus casse-gueule puisque peuplé de personnages archétypés (fatalement, puisqu’ils sont inspirés de contes). Pour le moment, j’ai apprécié toutes les différentes interactions et dialogues avec les personnages. Encore une fois, les dialogues sont très bien écrits et fluides, et Bigby transpire le charisme : on apprécie d’être un personnage dans le fond intègre mais toujours borderline (un peu à la Luther pour les connaisseurs de cette très bonne série policière britannique), et on se questionne parfois sur la pertinence de nos actes et réactions, surtout que l’on a pas la caution morale qu’octroyait Clémentine à Lee dans Walking Dead.

On regrettera juste que du coup, la plupart des autres personnages en prennent un peu un coup et ne rayonnent pas autant que le personnage principal… mais c’est probablement dû au fait que la plupart demeure « inédits » et que les personnages connus, si l’on excepte Blanche-Neige, ne font vraiment que quelques caméos (on verra bien vers où se dirige la storyline de la Belle et la Bête, le seul élément narratif un peu important concernant des têtes connus).

En conclusion, ce premier épisode est cool, aussi cool que l’était le premier épisode de Walking Dead en son temps je dirais. Le fait de se retrouver dans une enquête policière est rafraîchissant (en plus d’être probablement un gros clin d’œil au premier tome du comics, qui est lui aussi une enquête policière menée par Bigby) et le jeu pose juste les bonnes bases pour donner envie de découvrir la suite.

Bon, par contre, l’épisode donne vraiment l’impression d’être trop court et finit sur un cliffhanger un peu facile… mais bon, ne boudons pas notre plaisir et espérons que le deuxième épisode, qui sortira logiquement courant février, continue sur cette très bonne lancée. En tout cas, j’ai hâte de péter la gueule à tout le monde une nouvelle fois et continuer, en bon lecteur du comics, d’accuser ce connard de Barbe-Bleue à tort et à travers sur l’enquête.

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Meles Badger

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