Le Tout Nouveau Guide Pour All-New Marvel NOW! – Dernière Partie : Avril, Avril, Avril

Inhuman

C’est le bouquin par lequel tout devait commencer. Suite directe d’Infinity, le gros Event de Marvel d’il y a quasiment six mois, Inhuman allait parler de, quoi d’autre sinon les Inhumains, une race millénaire aux pouvoirs étranges et mystérieux créés par des extra-terrestres qui ont expérimenté sur les premiers homo sapiens. Vous l’aurez deviné, ce concept complètement dingue est sorti tout droit de l’esprit du génial Jack Kirby, et du coup je l’apprécie plus que de raison.

Parce que c’est la suite d’Infinity, je me sens obligé de vous faire un rapide topo sur la situation : Tout allait plutôt bien pour les inhumains. Et puis Thanos a attaqué, et Black Bolt a sacrifié la cité volante d’Attilan, lançant par la même occasion une vague massive de Terrigénèse sur toute la Terre. Désormais sans roi et sans capitale, et face au réveil de milliers de nouveaux Inhumains et à la révélation de l’existence de tribus secrètes qui ont vécu cachées pendant des siècles, les Inhumains vont avoir des aventures plutôt compliquées.

Enfin, ça c’était le plan au départ. Parce que si le bouquin a cinq mois de retard, c’est parce que Marvel a gentiment remercié Matt Fraction après s’être rendus compte que ses plans ne correspondaient pas du tout aux leurs. Parce que oui, au vu de tout le marketing fait autour du titre, Marvel semble jouer gros sur cette nouvelle ère des Inhumains. Les mauvaises langues disent qu’ils en ont besoin pour avoir des mutants qui n’en sont pas parce que la Fox a encore les droits des films X-Men, mais je ne suis pas une mauvaise langue, même si je répète ce qu’elles disent.

Bref, il a été remplacé par Charles Soule, que l’on voit un peu partout depuis un moment, et dont j’ai déjà parlé plus tôt dans ce guide. Il peut totalement faire le boulot en se pliant aux exigences de ses supérieurs, et il peut même le faire plutôt bien, ce qui tombe bien vu que c’est ce qu’on attend de lui.

Avec lui au dessin, aucun changement, c’est toujours Joe Maduriera, qui est toujours un bon artiste au style dynamique plus connu ici-bas pour sa D.A. sur le jeu vidéo Darksiders plutôt que son boulot sur Avenging Spider-Man et sur son bouquin Battle Chasers. C’est probablement dû au fait que le type aime prendre son temps et qu’il puisse arriver qu’il prenne plus d’un an pour dessiner un numéro. Ce que j’essaie de dire, c’est que je vous déconseille de trop vous attacher à son trait, parce que c’est quasiment assuré qu’il ne sera pas l’artiste régulier du bouquin. Désolé.

Hulk

La dernière fois, je vous avais parlé du Daredevil de Waid et Samnee, que je trouvais efficace mais un peu chiant après des débuts génialissimes. Avec Hulk, on a encore affaire à une série écrite par Mark Waid qui est en fait la suite d’une série que Waid écrivait déjà, mais les similarités s’arrêtent là.

En effet, alors que Daredevil était efficace mais chiant après des débuts géniaux, Indestructible Hulk, qui était le volume précédent des aventures du géant vert (ho ho ho) était efficace mais chiant dès le début. Résumé rapide : après des années à ne pas avoir réussi à faire quoi que ce soit de productif sinon de s’énerver très fort, Bruce Banner décide de rejoindre le S.H.I.E.L.D. afin de pouvoir bosser en paix sur de nouvelles inventions, tout en faisant de Hulk un agent spécial envoyé pour détruire ce que l’organisation secrète voudrait voir détruit. C’est un arrangement qui marche pas mal, mais évidemment, Hulk a quand même des problèmes et des aventures, mais je serais incapable de vous en dire plus tellement c’est dispensable.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’au début de ce nouveau volume Banner est plutôt mal en point, et qu’il va lui arriver un changement aussi massif que dramatique. J’en sais pas plus.

Je peux également vous dire qu’au dessin, on retrouvera Mark Bagley, un autre vieux de la vieille qui a roulé sa bosse un peu partout, et dont la compétence n’est pas vraiment à mettre en doute, même si il n’a pas grand chose de spécial. La encore, il n’y a pas des masses de choses à retenir.

Elektra

Elektra, outre un très mauvais film avec Jennifer Garner, c’est la copine ninja de Daredevil. Née, puis morte dans Daredevil à l’époque où Frank Miller écrivait ses aventures, et puis elle a ressuscité, et son histoire est devenue incroyablement compliquée. Tout ce que vous avez besoin de savoir c’est que c’est une ninja, qu’elle tue des gens, et que sa résurrection a mis Frank Miller en colère, ce qui est une bonne chose parce que Frank Miller est un crétin doublé d’un gros raciste.

Beaucoup de gens attendaient Elektra avec impatience parce que le bouquin allait être écrit par Zeb Wells, un type extrêmement talentueux qui a écrit tout plein d’histoires de Spider-Man, ce qui est toujours sympa, mais qui est surtout responsable de l’excellentissime mini-série Dark Reign: Elektra, une lecture très recommandable s’il en est. Et puis, il y a quelques mois de cela, on a appris qu’il serait remplacé parce qu’il n’a plus tellement le temps d’écrire des illustrés maintenant qu’il travaille à la télévision.

Son remplaçant s’appelle Haden Blackman, et il est plutôt bien placé pour raconter des histoires de femmes qui vivent dans l’ombre et qui font très mal à des gens qui ne sont pas très très gentils, puisqu’il a co-écrit 24 numéros de Batwoman avant de se faire virer comme un malpropre de chez DC Comics pour avoir osé proposer un mariage entre son héroïne et sa fiancée. (Parce que DC a une peur panique des gens mariés, voyez-vous, c’est une longue histoire très stupide qu’il est très énervant de raconter) Certains diront qu’il a tendance à être un peu trop verbeux, mais ce n’est peut-être pas si grave que ça.

S’il y a eu des changements à l’écriture, c’est toujours Mike Del Mundo qui sera aux dessins. Jusqu’ici, il était plus connu pour ses couvertures absolument fantastiques, de X-Men Legacy à Spider-Man en passant par Hulk et le dernier volume de Marvel Zombies. C’est la première fois qu’il va s’occuper de l’intérieur d’un bouquin, et il est assez facile d’imaginer qu’il fera preuve de la même intelligence en matière de composition dans ses planches, ce qui devrait donner un résultat assez plaisant à voir.

A moins, bien sûr, que le bouquin se transforme en tartine de texte et qu’Elektra y soit à nouveau réduite à son postérieur et ses saïs, comme ce fut le cas bien trop souvent par le passé. J’en doute, mais il faut toujours avoir le pire des cas à l’esprit dans ces situations.

Iron Fist: The Living Weapon

Au cours de l’écriture de ce guide, je me suis rendu compte d’une chose : parfois, c’est compliqué de décrire les choses avec des mots. Par exemple, je peux tout à fait vous parler d’Iron Fist, l’identité secrète de Danny Rand, un fils de milliardaire qui a hérité d’une énorme fortune et d’étranges pouvoirs à base de Kung-Fu, qu’il utilise pour protéger la veuve et l’orphelin. Et avec des mots, je peux également vous recommander de lire Immortal Iron Fist, de Aja, Brubaker et Fraction, qui raconte toutes ces histoires de Kung-Fu de manière fort classe.

Mais il est plus compliqué de parler de Kaare Andrews, qui va écrire et dessiner le titre. Et pas juste parce qu’il est aussi bon dessinateur que je suis mauvais écrivain, non. Mais parce qu’il est capable de presque tout faire avec une aisance des plus remarquables, comme le démontre à peu près l’ensemble de son oeuvre. Le plus simple reste encore de vous montrer deux planches de son cru, et de vous rappeler que c’est le même artiste dans les deux cas.

Une fois qu’on a montré ça, le bouquin se vend tout seul. Pas la peine d’en rajouter.

Nightcrawler

Le saviez-vous ? Nightcrawler (Diablo pour ceux qui lisent encore en VF) est mort.

Le saviez-vous ? Depuis quelque mois, Nightcrawler n’est plus vraiment mort. Il n’est pas encore vivant, mais il devrait l’être au moment où Marvel va lancer son nouveau bouquin. Et je suis bien content, parce que c’est un peu mon X-Men préféré. Admettons-le ici : c’est un peu le X-Men préféré de pas mal de gens. (Au risque de lancer un interminable débat : les gens qui préfèrent Wolverine sont des crétins) Ses pouvoirs sont furieusement cool, et c’est le mutant sympa qui fait des blagues et qui aime l’aventure pour le plaisir de l’aventure. Son bouquin solo sera signé par Chris Claremont et Todd Nauck, et c’est là qu’il y a un problème.

Loin de moi l’idée de nier l’immense contribution de Claremont à l’histoire des comics, ce qui serait aussi ridicule que totalement suicidaire, surtout lorsqu’on parle de son boulot dans l’univers des X-Men. Plus qu’aucun autre collaborateur, il a défini ce que seraient les mutants pour les années à venir, et tous les auteurs qui sont passés après lui l’ont plus ou moins repompé, avec plus ou moins de talent. Et après tout, pourquoi pas, le type a fait avec Jim Lee le comic le plus vendu de tous les temps (X-Men #1 de 1991, vendu à huit millions de copies), il a écrit la cultissime saga du Dark Phoenix, « God Loves, Man Kills », et « Days of Future Past », bientôt adaptée en film. Et ce n’est là qu’un micro-échantillon de son oeuvre absolument colossale, je n’ai même pas commencé à évoquer les dizaines de personnages qu’il a créé, et si je commençais cet article prendrait encore plus de retard que le précédent.

J’avais mentionné un problème tantôt, alors retournons au problème : cela fait déjà plusieurs années que de Chris Claremont-là n’existe plus. Ou en tout cas qu’il est très bien caché. Son oeuvre d’après les heures de gloire des années 90 est entièrement dispensable. Et c’est plus ou moins devenu un gros obsédé sexuel, au point que personne n’a vraiment été surpris lorsqu’il a collaboré avec Milo Manara sur un one-shot. Ça s’appelle X-Women, et ça ne se lit pas vraiment, tout au mieux ça se reluque. Bref, ce que je voulais dire, c’est que créativement, Claremont a plutôt mal vieilli.

C’est d’autant plus dommage que son collaborateur sur le bouquin est le sympathique Todd Nauck, un type qui a bossé un peu partout, de DC à Marvel en passant par Image, et dont la sensibilité plutôt old-school évoque pas mal Alan Davis et Art Adams, avec un zeste de Jim Lee et de Liefeld pour ne pas oublier les années 90. C’est aussi dommage parce qu’un bon bouquin old-school aurait carrément été tip-top, voire sensass’, à lire en écoutant du IAM en buvant du Tang, avec un Raider dans l’autre main.

Amazing Spider-Man

Peter Parker est de retour ? Juste à temps pour son nouveau film au cinéma ? Non, vous me faites marcher, là. Et qui s’occupe du bouquin ? Dan Slott et Humberto Ramos, les mêmes gars qui ont ruiné Spider-Man dans le précédent volume ? Et c’est pas une blague c’est un vrai truc ?

On va s’arrêter là, alors. Parce que si vous ne prenez pas ça sérieusement moi non plus. Faites ce que vous voulez, moi, je me barre.

LA PROCHAINE FOIS : Bon, okay, je reviens mais juste pour vous dire que pour l’instant y’a pas de prochaine fois, enfin, si, je pourrais parler de Cyclops, le bouquin sur Scott Summers qui marque le grand retour de Greg Rucka, qui avait juré de ne plus jamais écrire pour Marvel ou DC, mais je garde mes blagues au cas où. Si vous voulez mon avis, c’est pas vraiment des mots, c’est plus une onomatopée incrédule.

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Arez

Arez est le meilleur au monde dans ce qu'il fait, et ce qu'il fait consiste à lire des illustrés et à pleurer tout seul dans sa chambre. Mais il est plutôt gentil.

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