The Flash – 1×01 & 1×02

Bon, pour être honnête, une partie de cet article a été écrit en Août dernier, pensant alors passer en revue le premier épisode leakée de la nouvelle série The Flash de la CW, basé sur le personnage de DC Comics du même nom, et spin-of d’Arrow. Et puis finalement, je me suis rétracté. Faisons ça bien. Entre temps, on ne sait toujours pas qui et comment le pilote leaké s’est retrouvé sur le net. Mystère, mystère.

Nous sommes à quelques pas de Novembre et à l’heure où j’écris ses lignes, le troisième épisode de la série ne va pas trop tarder à être diffusé, puis visionnable partout dans le monde, merci Internet. Il était donc temps de revenir sur les débuts de cette nouvelle série plutôt prometteuse, où l’on sent que la chaîne y croit à mort, surtout vu son ambition : retranscrire l’univers si particulier du Flash, du bolide écarlate de chez DC Comics sur petit écran (La précédente série des 90’s, bien que sympathique dans mes souvenirs, n’avait pas fait long feu donc on repart presque à 0), tout en développant (enfin) un début d’univers partagé. Pas une mince affaire vu les pouvoirs du personnage, des budgets alloués pour une telle chaîne, mais ça y est, on est lancé. Et autant le dire de suite, ça me plaît bien. Genre bien, bien. Je kiffe et j’y crois aussi désormais.

Barry Allen est un (très) jeune homme qui travaille dans la police scientifique. Il est là pour analyser les scènes de crimes, de cambriolages et autre afin d’y trouver un élément qui pourrait donner des pistes sur son ou ses responsables. Côté vie privée, c’est un peu plus compliqué… Il a passé une grande partie de son enfance chez Joe West – qui travaille dans la police criminelle, d’où son futur job – lui-même habitant avec sa fille Iris West. Pourquoi n’est-il pas chez… ses propres parents ?

Barry a vu sa mère mourir dans d’étranges circonstances et, faute de preuve d’un crime venant de l’extérieur, c’est son propre père qui a été accusé et qui est enfermé depuis une dizaine d’année en prison. On comprend que ça l’ait un peu perturbé, d’autant qu’il reste (évidemment) convaincu de l’innocence de son père, puisqu’il affirme qu’il y avait quelqu’un d’autre ce fameux soir, mais se déplaçant très… rapidement. Il y a une dose de surnaturel là dessous.

Le reste, vous le connaissez : Barry va finir frappé par la foudre et, accompagné de quelques produits chimiques et d’une machine à particule un peu plus loin (pour donner un peu plus de crédibilité à ses pouvoirs ?), va obtenir ses fameux pouvoirs. Il sera encadré par des gens du labo de STAR Labs (bien connu des comics), va obtenir rapidement un costume (dont l’origine est plutôt bien trouvé et plutôt crédible en fait) et faire ses premiers pas de pseudo super héros qui découvre les joies et inconvénients d’avoir de grandes responsabilités.

Origin Story très simple, très vite expédiée, mais il faut reconnaître que ça passe bien tout le long de ces deux premiers épisodes. Après tout, pourquoi pas ? Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il fallait zapper ses origines (évidemment) comme on pourrait naturellement le faire avec Batman vu son ancrage dans la pop-culture ; surtout que Flash n’est pas aussi connu (de loin, ça va, mais de près…) mais ça me paraissait assez légitime que pour un tel héros, ça aille… vite. Pardon aux familles, tout ça.

Mais c’est vrai que pour le coup, c’est rapidement expédié et ce n’est pas un mal, car ça permet tout de suite de mettre en place les intrigues sur le long terme (même s’ils sont un peu « forcés », les teasing de fin d’épisode remplissent bien leurs rôles), et comment sera construit au moins la première saison (On n’évite pas le « Freak of the Week », mais pour le moment, ça passe crème). De plus, à côté de ça, ça permet aussi de bien développer les personnages et l’univers qui gravite autour d’eux : Barry et sa relation avec son (vrai) père, qu’il voit toujours en prison ; ses premières difficultés à cacher sa double identité face à Joe West (Qui, sans surprise, sera rapidement de mèche, histoire de pouvoir collaborer avec les pouvoirs de Flash, ça aide), ses premières « missions » avec les gens de STAR Labs (Dont les membres auraient pu rapidement se transformer en « sidekick rigolo » mais ce n’est pas le cas) et… le petit triangle amoureux qui se construit, entre Barry (Amoureux d’Iris), Iris West (qui elle, le voit plus comme un très bon ami qu’autre chose) et Eddie Thawne, un autre policier sortant avec Iris, malgré la différence d’âge. Voilà, on y arrive.

Bah ouais, moi, le côté sentimental dans une série TV, ça ne me dérange pas tellement de base. CW, je ne connais finalement pas assez pour dire si la série dégouline vraiment de mièvrerie pour ado, mais là, tel que je le vois… ça passe bien ? Pour le moment, de manière générale, chaque chose est bien développée : Les romances sont présentes mais clairement pas envahissantes, on garde en tête qu’on parle bien d’une série « Flash », d’un super héros qui va vite, sauve des gens d’immeubles en flamme et tout, right ? Surtout que je trouve Barry vite attachant (alors que j’étais perplexe en découvrant l’acteur à l’époque de la première annonce), naïf mais pas lourd, dégageant un vrai sentiment « positif ».

A côté de ça, on a droit aussi à quelques flashbacks qui permettent de comprendre un peu mieux le déroulement de l’enfance de Barry (et donnera sans doute quelques pistes pour la suite des intrigues). Et puis surtout ! En tant que ressenti général après deux épisodes : l’héritage comics est totalement assumé, ça se ressent et c’est vraiment bon. Ça fait du bien de retrouver une série de super-héros bien faite, avec de vrais super-héros (au sens « fantastique » du terme, j’exclus pas méchamment Arrow et sa bande) sans pour autant sombrer littéralement dans le trop plein de réalisme qu’on retrouve un peu trop souvent ces dernières années dans les productions du genre. The Flash est une série colorée (Incroyable), avec un héros qui sourit, qui garde une certaine légèreté, tout en acceptant rapidement certaines choses venant des comics (le costume, le concept de certains personnages, etc).

D’autant plus que, pour achever le tout, même niveau technique, la série assure. Alors oui, je suis sûr qu’on trouvera pleins de petits malins sur le grand internet qui décortiqueront les épisodes et arriveront à en sortir les pires screenshots dégueulasses pour faire passer la série pour une production AB, mais globalement, The Flash version 2014 a de la gueule. Tout n’est pas parfait : on pourra reprocher quelques inégalités dans les FX, dans les chorégraphies des combats, la façon dont le tout est filmé ; mais on sent le plein de bonnes intentions, on sent que s’il y a des ratés par ci, c’est pour se rattraper avec un certain brio plus tard, comme les fameuses scènes de la tornade dans le  pilote ou la scène de l’affrontement massif qui fait très clairement référence à Matrix. Là, c’est carrément me prendre par les sentiments.

Bref, c’est une bonne surprise et ça donne majoritairement plus envie que la plupart des séries du genre qui paraissent à côté, pour ne pas les citer. L’effet de nouveauté doit jouer, certes, mais il y a pas mal de chose à garder (et à faire évoluer) dans ces deux premiers épisodes, dont un esprit général des plus agréables, un bon rythme, pleins de choses qui se mettent en place de façon équilibré et jamais lourde. Ce n’est pas toujours subtil, évidemment (dans le fan service notamment, mais ce n’est pas GOTHAM non plus, hein ?), certaines scènes et choix scénaristiques peuvent laisser perplexe (le jeu d’acteur n’est pas parfait non plus, loin de là) mais le tout se goupille pas mal pour le moment.

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Batman, c'est un peu mon Avengers préféré.

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