Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. – 2×05 – A Hen in the Wolf House

Étrange épisode que nous avons là. Si ce cinquième épisode de cette deuxième saison fait avancer les choses, il en détruit également beaucoup, et elles auraient méritées d’être davantage développées pour approfondir la narration de la saison, si bien qu’à la fin, le spectateur ne sait plus trop quoi à s’attendre par la suite.

Mais revenons à l’épisode et à son déroulement, et il se passe beaucoup de choses. Après l’épisode Alias-like et décontracté de la semaine dernière, nous avons le droit à un épisode qui se rattache plus au fil rouge de la saison. Alors que je m’attendais à un épisode contre-la-montre dans lequel Raina essaye de récupérer l’Obélisque pour sauver sa vie, l’épisode est au final davantage posé et l’ultimatum de Daniel Whitefall n’est même pas évoquée, mais uniquement suggéré. Si bien qu’au final, l’épisode souffre d’un rythme moins soutenu, mais qui a le mérité néanmoins de s’attarder davantage sur quelques personnages…

ELIZABETH HENSTRIDGE, ADAM KULBERSH

… si bien-sûr il n’y avait pas tous les enjeux de l’épisode à montrer au spectateur. Ainsi, il est difficile de s’investir dedans, car les enjeux qui auparavant semblaient être excitants sont détruits afin de créer des nouveaux enjeux, mais sans qu’il y ait une réelle évolution puisqu’on repart de zéro en fin de compte, et la succession de twists ne fait que conforter le spectateur dans cette position « d’épisode de transition ». Difficile de s’enthousiasmer pour Adrianne Palicki, qui a été annoncée depuis des lustres sur Twitter et est présente lors du générique, si bien que son twist est potentiellement gâchée si on est un adepte des réseaux sociaux. De même, il faut beaucoup de courage pour s’imaginer que Bobbi Morse (qui deviendra Mockingbird une fois qu’elle aura changée de coiffure), soit déjà une grande amie de tous les autres membres de l’équipe, et surtout l’ex du nouveau membre de l’équipe, Lance Hunter, qui ne sert pour l’instant à rien.

De même, l’idée excitante de voir Simmons sous couverture pour garder un oeil sur HYDRA n’aura durée que… deux épisodes. Et oui. On peut bel et bien parler d’un potentiel gâché. Et ça se traduit également par l’ultimatum de Raina car si il y a un certain plaisir jouissif de voir Coulson ne « pas céder face aux terroristes » et de mettre en péril la couverture de Simmons (et risquer aussi sa mort, du moins c’est ce qu’imagine le spectateur) elle aurait été davantage efficace si Simmons était réellement impliquée au sein de l’HYDRA, ce qui n’est pas le cas. Ainsi, l’équipe n’obtient rien de son passage chez l’ennemi et le chantage imposé par Raina perd grandement de son impact. Mais c’est le spectateur qui est définitivement perdant devant tout ce potentiel gâché.

ELIZABETH HENDSTRIDGE, IAIN DE CAESTECKER

Reste les autres intrigues narratives habituelles : la relation entre Fitz et Simmons est toujours aussi touchante, Skye est toujours si énervante car son personnage n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’il se passe réellement mais au moins, elle devrait vite opérer un changement de personnalité et ce dans le bon sens. En ce qui concerne les méchants, nous avons la chance d’en savoir un peu plus sur le rôle de Kyle MacLachlan, qui ressemble à un sosie de Bruce Banner, sans le côté « gros monstre tout vert ». Cependant, le fait qu’il soit le père de Skye était visible depuis sa première apparition, si bien que l’importance de la découverte n’est pas aussi folle qu’espérée par les scénaristes au sein de cet épisode. De même, si la perte et retrouvaille de sa fille aurait pu être un moment fort en émotions, il est malheureusement gâché par l’écriture laborieuse de l’épisode, il est difficile de compatir pour le père lorsque Skye s’aperçoit qu’il est un monstre.

Mais le plus surprenant est que nous sommes au cinquième épisode, et qu’encore une fois, les enjeux ont été modifiés, et avec une plus forte importance : le père de Skye s’allie à l’HYDRA pour mettre à mal Coulson, et « pratiquement tout le reste du monde entier ». Si l’union est assez réjouissante, il est de même assez étonnant qu’on en arrive à ce stade alors que nous n’en sommes qu’au premier quart de la saison. Difficile de savoir ce que nous réserve l’avenir de la série, et c’est précisément ce sentiment mitigé et incompréhensible qui ressort de cet épisode : si l’épisode était appréciable et bon, il met à mal bien des intrigues qui auraient méritées d’être exploitées tout comme elle en crée de nouvelles davantage excitantes. Toujours plus de storylines, toujours plus de personnages, il va être difficile pour la série de maintenir une certaine cohérence toute la saison, au risque de se perdre, mais souhaitons-lui bonne chance.

ADAM DUNNELLS, KYLE MACLACHLAN

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