Marvel’s Agent Carter – 1×01 – Now is Not the End

La voilà enfin, la nouvelle série qu’on attendait tous : Marvel’s Agent Carter. Ayant pour principale mission de nous faire patienter en attendant la reprise d’Agents of SHIELD, il était tout aussi important que cette nouvelle série arrive à nous divertir dans l’espoir, peut-être, d’obtenir une deuxième saison l’année prochaine à moins qu’il s’agisse seulement d’une mini-série. Mais que vaut donc ce premier épisode ?

Tout d’abord, on peut dire que le fait de voir de la nouveauté fait du bien à la série. Plongé dans les années 40, et se consacrant principalement au personnage iconique de Peggy Carter pour quiconque ayant regardé le premier film Captain America, la série souffle un délicieux parfum de nostalgie qui donne envie de la suivre, sans compter le charisme impressionnant du personnage, ainsi que son actrice : Hayley Atwell.

En démarrant l’épisode sur des images issues de Captain America, la série s’inscrit déjà dans un registre émotionnel, donnant dès le départ une personnalité forte à notre célèbre agent, qui se doit de se démarquer dans un monde machiste, où elle est facilement rabaissée et remise à sa place. Ainsi, sans oser dire que la série est féministe (attendons de voir la suite), les enjeux de la série sont clairs : Peggy Carter doit ainsi survivre dans un monde qui la dépasse : à la fois d’un point de vue technologique avec les inventions dangereuses de Stark mais également face à la société sexiste qui ne l’accepte pas à sa juste valeur. Carter n’accepte pas le monde tel qu’il est et décide de se battre pour le faire évoluer.

Ce status d’out-sider est judicieux, puisqu’on est tout de suite ancré avec le personnage, mais c’était sans compter les personnages secondaires, qui se révèlent tout aussi sympathiques et intéressants. Si Stark fait une petite apparition, c’est avant tout son majordome, Edwin Jarvis, qui est la véritable surprise de l’épisode. Intelligent, drôle, impeccablement bien joué, on est déjà ravis de voir une telle dynamique entre les deux personnages, si bien qu’on a hâte de voir jusqu’où leur relation va évoluer. Enver Gjokaj, acteur du Whedonverse, se voit endosser le rôle de l’agent Daniel Sousa, seul homme au sein de l’entreprise à être au courant du sexisme qui traîne dans les bureaux. Si il n’est pas encore très développé dans ce premier épisode, on s’imagine facilement qu’il risque d’être aussi sympathique et important que les autres. Difficile de parler davantage du personnage féminin de la serveuse, qui si elle officie en tant qu’amie et confidente, ne semble pas pour l’instant s’ancrer dans une dimension plus poussée à ce stade de la série.

Mais tout n’est pas réjouissant dans la série. Certes, ce premier épisode se regarde sans aucun déplaisir et délivre son lot de divertissement. Mais il ne fait que introduire, sans pour autant nous situer quels seront les objectifs à long terme de la série, même si l’ennemi prononcé de la saison, Leviathan, commence à être évoqué sans posséder une réelle identité. Ce pilote se consacre donc avant tout à construire les relations des personnages, et sur ce point-là, c’est plus que réussi. Reste à voir si la série arrivera à maintenir son lot de divertissement hebdomadaire, mais également si elle arrivera à se démarquer très rapidement. Une chose reste sûre : elle a toutes les cartes en main pour se révéler aussi mature que sa grande soeur, et risque même de le devenir plus rapidement.

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